Structures héritées de dioscorides…

J’ai pris le discorides italien pour faire plaisir à qui de droit et aussi parce que la structure y est plus facile à voir, mais ils se ressemblent plus ou moins tous…

structdisco

 

On voit que les paragraphes commencent par une Lettrine majuscule encadrée en vert.

Qu’ils ont un corps rempli et régulier, encadré en bleu.

Et surtout qu’ils possèdent une attribution-signature, encadré en rouge, dans le VM comme dans le discoride.

Reste que tout cela peut se faire aussi bien graphiquement que scripturalement.

VM un code-cercle/code-barre ?

sewer01 sewer02

l’idée serait que chaque boucle dans les symboles du VM serait un endroit où faire passer une aiguille et que les traits seraient là pour indiquer comment les relier entre elles

ou savoir quelle “perle” enfiler sur le “fil” avant de le “coudre” sur le “tissu”… remplacer les termes “perle,fil,coudre,tissu”  par les termes convenant au matériau encore inconnu que traite le VM.

La transformée de Hough qui sert pour traiter nos codes-barres repère facilement les lignes, d’autres transformées mathématiques peuvent changer les cercles en lignes (inversion géométrique)… le tout permettrait à force de programmation et de cheveux arrachés d’établir si cette approche est plus précise dans le décodage du VM.

Ou alors procéder manuellement comme ci-dessus et décider que c’est certes un peu mieux mais encore flou et pas assez suffisant pour se faire une très bonne idée, notamment s’il n’y a pas de l’information cachée par quelque méthode que ce soit pour un autre type de fabrication comme de l’alchimie, de la nécromancie ou de la magie… bref, s’il n’y a pas un code de blanchisseuse comme dans le film “le nom de la rose”

Sans nul doute que la recherche des boucles dans la page peut apporter une information corrélée, mais elle peut tout aussi bien être totalement délibérée que fortuite du fait qu’un “signe” est toujours associé à un “point de couture”…

De loin, la superposition par transparence reste plus que notoire à mon avis:

vmplants01wmplants02

 

il suffit d’observer un peu de loin pour s’apercevoir qu’on a bien affaire à des contours de feuilles et plantes dans les signes et que les blancs encadrent bien les dessins en transparence…

peut-être encore cette idée d’ancêtre du cinéma à une époque où les gens avaient fort peu de télévisions…

Par le cercle passe la ligne…

… et par les parallèles passent les phis…

ainsi la plupart des tiges vues en transparence sont tout le long de leur parcours émaillées de phis, empilés un peu comme des gobelets

et les bords uniques de feuilles commencent très souvent par des o,a,q,g,9 qui sont manifestement les initiateurs du mouvement de l’artisan

et qui laisseront sur le matériau traité une trace bien différenciée du blanc qui les précède…

je pencherais assez volontiers pour un ajout de matière plutôt qu’une gravure comme dans du bois, les ‘o’ semblant faire souvent office de

chainons rattachant la réalisation centrale aux agencements des cadres.

Forts de ce fait, je pense qu’il est plutôt envisageable que les symboles afférents ne décrivent que ce à quoi ils sont rattachés, c’est à dire la forme du dessin

au verso et que par conséquent, ils ne pourraient être les composants d’un mot d’une langue quelconque parlée.

Mais alors pourquoi tout n’est-il pas simplement codé avec des ‘o’ et des ‘x’ ?

quels sont les composants de forme, de lumière, de longueur de fil, de profondeur, de couleur, de densité, de “magie” qui entrent en jeu ?

l’alchimie ou les valeurs thérapeutiques des plantes décrites semblent, tout comme un langage parlé, ne pas avoir leur place dans cet univers

où la forme des choses importe plus que leurs fonctions.

Pourtant beaucoup de variations ne s’expliquent pas que par la mécanique des gestes de l’artisan… sur la première page F1r, les lettrines sont

suivies de chacune un “mot” de 4 “lettres”  ‘o8a2′ pour la première et  ‘q8aw’ pour la seconde faisant penser que l’une n’est que la variation améliorée

de l’autrelettrineor on voit très bien que les symboles de la seconde suivent parfaitement le dessin en vert du verso…

et la transparence renforcée nous montre qu’il ne passe pas une feuille jaune de forme similaire au même endroit

ww128mais le dessin que je pense à l’origineww099

lui pourrait recouvrir cet endroit… à moins… à moins… qu’il ne s’agisse d’un dessin encore plus complexe et encore plus

ancré dont découlent ces deux illustrations… mais bon, comment ne pas penser aux palmes académiques qui recouvrent

les habits de nos distingués membres de la littérature francaise… pour les broder en fils dorés, ne s’appuierait-on pas sur

de tels schémas ?