De complètement décodé à totalement interprété…

Comme en toutes chose , un code, particulièrement le VMC, a ses parties dynamiques et ses parties statiques…

Le code-programme des ordinateurs peut être, par exemple, soit compilé, soit interprété (… et en attendant d’être activé, stocké comme code-mémoire, traditionnellement).

Sur le VMC, les deux branches d’exploitations qui se dessinent sont celles de la mécanique de construction et celles de l’interprétation des racines historiques.

La mécanique et donc le décodage sera achevé lorsqu’on aura extrait toute l’information exacte qu’ont voulu enregistrer ceux qui ont écrites les pages du VM.

Etait-ce des poëmes épiques agrippés aux formes et aux dessins dans un langage assez exotique ou le dessin lui-même qui a été codifié pour entrer dans un processus artisanal final ?

Au stade où nous en sommes, chacun peut avoir sa préférence mais à mon humble avis, ce ne sont que les deux options logiques et raisonnables.

Pourtant, dans chacune de ces deux voies, la certitude absolue ne semble pas de mise…

… donc le VM n’est pas encore tout à fait totalement décodé mais juste déjà pas trop mal approché et compris.

Après pour l’interprétation, il est clair que par nature, elle ne sera jamais totale et complète, chacun y ajoutant son petit bout d’imagination et d’expérience,

on peut facilement y retrouver les mayas, Nostradamus ou les extra-terrestres… peu importe , pourvu que l’histoire soit jolie et agréable…

Jusqu’à quel point le code Voynich n’est qu’un sous-produit du dessin au verso ?

La première vue fait penser jusqu’au dernier des derniers points… chaque signe ne fait que dicter le geste d’un artisan au travail de sculpture ou tissage, et il n’y aurait pas de raison que cela porte en lui plus de signification verbale ou stratégique.

L’auteur a fait oeuvre de réductions progressives de l’information originale, semble-t-il. L’usage des blancs et des ‘o’ séparateurs trouve plus de justification dans l’artisanat que dans un langage parlé… il reste des oppositions possibles cependant.

J’en entrevois deux ou trois majeures…

La première a la forme de cette mosaïque grecque où tous les mots sont écrits à la suite sans blanc ni séparation :

epitaphe

La distribution des rattachements et des liaisons des signes pour former un concept “nouveau”, ne déroge pourtant pas au fait que là où passe une ligne du dessin, un blanc précède ou suit plus que statistiquement… On peut penser que vu la transparence, l’écrivain évitait ces lignes pour qu’elles ne soient pas une gène à la lecture… mais alors, il les a pas mal marqués en posant sur le papier des potences et des ‘q’ directement avant ou après… signes qui cadrent tellement mieux dans l’histoire du geste d’un travail artisanal, donnant des indications de profondeur de matière.

L’autre opposition majeure, serait que le dessin ne soit qu’une clef de codage… type ou-exclusif (eor exclusif-or sur nos machines modernes)… cela expliquerait que certains blancs soient des ‘o’ aussi bien qu’ils servent de rattachements-renforts à la matière artisanale principale. Cette faible variation pourrait un poids informatif très faible d’une véritable information codée : 1 bit par caractère… peut-être une grille de bataille navale ?

C’est qu’on doit se demander si le VM n’a pas été écrit simplement par jeu… et si l’on n’y retrouve pas tout simplement les affrontements de deux seigneurs “rivaux” à quelque chose d’aussi banal qu’un simili jeu d’échecs ou de cartes de tarots. La région catalane franco-espagnole dont il semble originaire (par la symbolique, par les thèmes abordés… chrétiens-musulmans) en était très friande.

Mais alors pourquoi une très grande majorité de femmes nues ?